Deuil : S’exprimer en confiance à Ploërmel

Deuil : S’exprimer en confiance à Ploërmel

Nadine-Présidente-Vannes-Ploermel-Pontivy-Formatrice-Animatrice de groupe de soutien d’adultes-Accompagnante Deuil Jeunesse
Nadine-Présidente-Vannes-Ploermel-Pontivy-Formatrice-Animatrice de groupe de soutien d’adultes-Accompagnante Deuil Jeunesse

Depuis 2007, l’association Echange et Partage Deuil/Deuil Jeunesse, créée par Josée Masson, prend en charge l’accompagnement des personnes en deuil, en organisant des groupes de discussion.

Nadine Frenkel présidente de l’association Echange et Partage Deuil/Deuil Jeunesse.

Aujourd’hui, c’est Nadine Frenkel, présidente depuis décembre 2015, qui gère la première branche de cette association en France.

Une aide unique à Ploërmel.

 

Le Ploërmelais : Quels sont les objectifs de cette association ?

Nadine Frenkel : « L’objectif pour nous est d’accompagner les personnes endeuillées lors de réunions de discussions, afin que chacun puisse s’exprimer. Les gens peuvent rentrer à tout moment dans nos groupes de paroles, et le but est de venir régulièrement afin qu’une continuité et un lien s’installent dans le groupe. Les participants peuvent ainsi s’exprimer en toute confiance, sans jugement, afin de normaliser un mal-être présent. Il arrive que des gens reviennent après plusieurs années, pour s’exprimer en public, mais aussi en privé avec les animateurs.

Comment se passe une réunion type ?

Le deuxième vendredi de chaque mois, des groupes de discussion s’ouvrent avec la présence de 6 à 12 personnes en moyenne. Les débats s’articulent autour de thèmes porteurs, comme l’isolement, la colère, l’entourage… Ces thèmes sont communs à chacun, mais chaque personne a sa propre manière de percevoir les choses, donc plusieurs processus peuvent découler d’une même problématique. Les deux animateurs présents aux réunions s’adaptent alors à chaque individu.

Vos animateurs sont-ils formés pour ces situations ?

Bien sûr, une formation est nécessaire afin de comprendre les maux de chacun. Nous suivons des formations notamment aux techniques québécoises, car notre association est originaire de là-bas.

Les Québécois apprécient la proximité avec les personnes, c’est pourquoi ils n’ont pas de difficultés à aborder le sujet du deuil. Plusieurs stages de formation sont organisés avec des professionnels au Québec, mais nous sommes également supervisés par des psychologues en France.

En 2009, vous avez mis en place une branche destinée aux plus jeunes.

Est-ce le même fonctionnement que pour les adultes ?

On ne peut pas traiter ce sujet de la même manière qu’avec des adultes. C’est pour cela que les jeunes s’expriment d’abord en privé avec nos animateurs, puis que des groupes sont formés avec quelques jeunes pour 6 à 8 rencontres. Ainsi, on met le jeune en confiance avec les autres. C’est une branche qui fonctionne bien puisque, en 2015, on a créé la branche deuil jeunesse, qui s’est ajoutée au nom de notre association. C’est la première antenne ouverte en France.

Le 11 mars, vous organisez à Ploërmel une soirée cinéma-débat. Quel va être son déroulement ?

Nous allons projeter le film L’arbre avec Charlotte Gainsbourg, un film qui traite de la disparition d’un membre d’une famille, et de cette absence à surmonter. Nous allons ensuite débattre autour de ce film, avec des participants, essentiellement adultes ou jeunes adultes. Cette soirée est ouverte à tous, endeuillés ou non, dans le but de s’informer ou de s’exprimer. La soirée est prévue à 20 h au CIAS (Centre intercommunal d’action sociale de Ploërmel).

 

Propos recueillis par Emmanuel Petit le 3 mars 2016

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